Un peu de couture: housse de tablette et porte chéquier.

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Dans la série « n’achète pas ce que tu peux fabriquer », j’ai fait chauffer mes méninges et ma machine à coudre pour réaliser une housse de protection pour ma tablette ainsi qu’un porte chéquier. Tous les deux déclinés avec mon tissu acheté chez le grand suédois, le même que celui utilisé pour la restauration de ma chaise trouvée dans la rue. J’ai même pas eu besoin de couper un nouveau lé dans mon coupon, j’ai pu utiliser la chute qui me restait de mon bricolage de chaise, donc économie maximum !

 

La housse de tablette

Toute simple, avec à l’intérieur un rembourrage en laine feutrée (là aussi un truc qui traînait chez moi), trois pressions pour fermer, et un petit bouton panda pour décorer (récupéré il y a fort longtemps lors d’un troc sur un forum).

 

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Le porte chéquier

Là j’ai du réfléchir un peu plus. Mon chéquier s’ouvre latéralement; je souhaitais quelque chose de simple, qui permette de replier mon chéquier sur lui-même (ça prend moins de place dans le sac), et en même temps de protecteur. J’ai utilisé un morceau de cuir comme base de mon porte chéquier (chute de mes sandales ou récup’ du boulot… Je sais plus ! J’ai définitivement trop de stock pour mes bricolages!), et j’ai ajouté différentes petites pièces de tissus pour faire tenir le chéquier et assurer le système de fermeture.

 

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Le recto

 

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Le verso, avec le système de fermeture

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Ouvert, coté extérieur

 

 
Je suis bien contente de ces deux petites réalisations, qui me permettent d’avoir des objets personnalisés, et à moindre coup. Maintenant que j’ai acquis la plupart des choses qui étaient sur ma liste de rentrée, je vais pouvoir de nouveau rationaliser mes achats et les réduire au strict minimum.

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DIY- Un carnet 100% recyclé

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Il y a peu, j’ai eu besoin d’un petit carnet, mais pas question d’en acheter un alors que j’ai plein de bric-à- brac chez moi pour un confectionner un. Je n’en pas fait de photo pour les différentes étapes (comme d’hab’ j’y ai pensé alors que j’avais tout fini), mais c’est vraiment simplissime.

 

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Il faut :
des feuilles de brouillons A4 (anciennes factures ou autres papiers utilisés sur une seule face)
des feuilles imprimées avec un visuel qui te plaît (photos dans un magazine ou autre mais de la récup’ sinon c’est pas du recyclage)
du fil à coudre
une aiguille un peu grosse
de la colle
un cutter
une règle
en bonus : si tu as ça qui traîne chez toi, un papier un peu fort type canson

 

Première étape : l’intérieur du carnet

Pour faire les feuillés à l’intérieur du carnet, il va falloir plier et coller les feuilles de brouillon. On plie en deux les feuilles de brouillon, face imprimée à l’intérieur, pour obtenir un format A5. Il faut bien, bien écrasé la pliure (avec une règle par exemple). Puis on plie encore pour obtenir un A6. Idem pour la nouvelle pliure. Ensuite on déplie la feuille, on met un peu de colle sur les bords de la feuille, coté imprimée, et on replie en deux, en prenant bien soin de lisser pour éviter que la feuille gondole. Une fois que toutes les feuilles sont collées en format A5, on les replie en format A6, mais sans coller cette fois-ci. On prend bien soin de bien écraser notre pliage, et on stocke nos petits feuillés dans un gros livre bien lourd (comme un dictionnaire par exemple).

 

Deuxième étape : la couverture

Deux possibilités selon les matériaux. Pour la version avec le canson, on coupe un morceau en format A5 (on peut utiliser un des feuillés préparé pour l’intérieur du carnet comme gabarit), puis on le plie en deux pour avoir un A6 (toujours en écrasant bien la pliure). Moi j’ai utilisé cette option, car il me restait du canson coloré gardé précieusement depuis mes années collège. Sans le canson, on prépare une feuille de brouillon selon le même procédé que pour l’intérieur du carnet. Une fois qu’on a notre support, on peut le décorer en collant de jolis visuels dessus (moi j’ai utilisé un petit bout d’un poster représentant la Terre du milieu que mon chat avait consciencieusement déchiré alors qu’il était accroché au mur… Note que mon chat a aussi grignoté un des angles de mon Seigneur des Anneaux… Je crois qu’il a un problème avec Tolkien).

 

Troisième étape : l’assemblage

On commence par l’assemblage des feuillés intérieurs. Pour cela il faut les emboîter les uns dans les autres afin de constituer un petit livret. Le long de la pliure, on perce régulièrement des trous espacés de 1cm environ (c’est plus facile de faire de l’intérieur du livret vers l’extérieur). Puis avec le fil on assemble au point avant (jette un œil ici pour voir ce que c’est), du haut vers le bas, puis du bas vers le haut, sans changer de fil. Au final les deux coutures se croisent créant un ensemble très solide. On finit la couture avec un nœud, le plus discret possible. Le livret assemblé, on peut égaliser les bords avec le cutter et la règle.
Ensuite on ajoute la couverture, que l’on assemble avec le livret de nouveau avec le fil et l’aiguille. Pas besoin de faire la couture sur toute la hauteur. On utilise un intervalle de 1cm à 1/3 de la hauteur, et un autre à 2/3 de la hauteur. Et voilà c’est terminé !
Voilà j’espère que mes explications sont claires même si elles ne sont pas illustrées. N’hésitez pas à me demander plus de détails si besoin est !

Cuisine du marché #2

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Voici une nouvelle série de recettes inspirées par mes achats du marché. Bon mes photos ne font toujours pas rêver, mais j’espère quand même vous mettre un peu l’eau à la bouche….

 

Soupe de courge à la châtaigne

 

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Ultra facile et parfaite pour utiliser des châtaignes que vous auriez trop fait griller au four (ce qui est mon cas, ma fournée de marron chaud avait quelques « trop cuits »). Dans un premier temps vous faites cuire votre courge. A mi cuisson de la courge vous ajoutez les châtaignes (sans leur coque). Attention ça donne beaucoup de goût, pas besoin d’en mettre beaucoup (2-3 châtaignes pour 500g de courge). Vous finissez la cuisson, vous égouttez bien, vous passez au blender avec une briquette de crème de soja, un peu de sel, de poivre et de noix de muscade. Et c’est réglé !

 

La Potée

 

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Voilà un immanquable de l’hiver ! Ici j’en fait une toute les semaines, car on est des gros mangeurs de chou à la maison. Tout d’abord faites revenir un gros oignon grossièrement coupée avec un peu d’huile dans une grosse cocotte. Pour les amateurs, c’est aussi le moment de faire dorer des lardons ou du lard émincé. Ensuite vous placez des pommes de terre, puis des navets et des carottes et si vous le souhaitez, quelques saucisses fumées. On ajoute une bonne poignées de baies de genévrier, quelques clous de girofle et du poivre. Couvrez d’eau et terminez en plaçant les feuilles d’un chou vert bien à plat. Normalement la cocotte est bien remplie, il n’y a plus qu’à couvrir et laisser mijoter tout ça pendant longtemps à feu doux. Attention à l’évaporation de l’eau cependant : pour éviter de faire cramer le fond de la cocotte, veuillez à ce qu’il y a est toujours un peu d’eau dans le fond du plat.

 

La tapenade de tomate séchée

 

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Terriblement bonne et surtout très économique comparé à celle toute prête que l’on trouve dans le commerce. Pour commencer il faut faire tremper dans l’eau les tomates séchées (environ 1h). Ensuite égouttez, puis placez dans un mixeur avec une bonne rasade d’huile d’olive et de l’ail. Pour le dosage de l’ail c’est un peu au feeling selon la quantité de tomate utilisée et votre goût. Je vous conseille d’y aller très progressivement, en commençant avec une demi-gousse, et d’en ajouter au fur et à mesure après avoir goûter. N’hésitez pas à ajouter de l’huile d’olive pour rendre la préparation bien homogène, et si vous en avez, quelques feuilles de basilic. Parfait sur des toast à l’apéro, ou mélangé avec des pâtes.

 

Fondue de poireaux

 

Pas de photo ici, mais c’est tellement bon que je ne peux pas passer à coté. En premier lieu il faut couper les poireaux assez finement. Puis dans une sauteuse, faites revenir les-dits poireaux avec de l’huile d’olive. Quand ils commencent à dorer, couvrez d’eau et placez un couvercle. Laissez cuire longuement à feu très doux, et prenant soin de remuer de temps en temps, et en s’assurant que ça n’accroche pas au fond (si besoin ajoutez un peu d’eau au fur et à mesure). A la fin de la cuisson, les poireaux doivent fondre en bouche, et il ne doit plus il y avoir d’eau dans la sauteuse, tout doit s’être évaporer. Salez selon votre goût, et ajouter un peu de cannelle. A manger chaud ou froid (dans une salade de lentille par exemple).

 

Des trucs râpés !

 

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Maintenant que j’ai un super robot qui fait plus que ce que je ne pouvait rêver (il râpe, il mixe, il centrifuge, et d’autres trucs que j’ai même pas essayé!)(et en plus je l’ai même pas payé, c’est l’ancien robot de feu mes grands-parents qui traînait dans le grenier de mes parents !), je m’éclate à faire des crudités maison. Ici c’est carotte-navet, parfait avec un filet de vinaigre aux fleurs de sureau !

 
Voilà pour cette fois ! Et si vous avez des recettes sympa de jus avec des légumes (histoire que je mettre parfaitement à profit la fonction centrifugeuse de mon robot génialo), n’hésitez pas à m’en faire part !

 

3 paires de chaussures, 3 moments de ma vie – #2

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C’est reparti pour mes histoires de chaussures! La premier épisode est ici, je vous invite à y jeter un œil pour comprendre le pourquoi de cet article…

 

Années 2000. Le lycée et la fac! Beaucoup de changement pour moi en cette rentrée de seconde, je quitte enfin le quartier résidentiel où habite mes parents (et où se situait mon école primaire et mon collège), pour partir en bus au centre ville où se situe mon lycée. Ça veut dire plein de nouvelles têtes, plein de personnes à rencontrer. Et je suis bien décidée à me faire des amis. En classe, une chance, je me retrouve avec une amie de mon club de natation synchronisée. Elle n’ont plus elle connait personne, mais c’est une « grande gueule », et une jolie fille. On devient vite inséparable. On se fait vite un groupe d’amies. Une joyeuse bande hyper soudée, comme seules les années lycée peuvent vous offrir.

La musique prend une place primordiale dans ma vie: c’est autour d’elle que se constituera mes fréquentations et mes sorties. Je commence doucement en seconde à écouter les Red Hot Chili Peppers, et Silverchair. Puis les Smashing Pumpkings, Nirvana, Muse (qui à l’époque sort ses premiers albums). Et très vite Korn, Deftones, Tool, SOAD, et toute la scène métal française. J’ai toujours un « balladeur » visé sur les oreilles: même si c’est l’ère du cd, je prend un malin plaisir à me faire mes cassettes et à utiliser cet appareil déjà hors d’âge. Le weekend c’est sortie concert, car il y a toujours dans la ville un petit groupe qui se produit dans un bar. Sinon il y a toujours un anniversaire à fêter qui justifie l’organisation d’une petite soirée. C’est l’heure des premières cuites et des premiers pétards (vite abandonnés vu comme ça me rendait malade!). Mais on est tous raisonnable: on dort toujours sur place!

Je pars à la fac dans une autre ville, mais pas trop loin. Les weekends je reviens chez mes parents et je vais faire la java avec les copains. Pourtant en 5 ans d’étude, je me fais de nouveaux amis. Faut dire que la section archéo est pas bien grande, en Master 1, on est 10! Là aussi hyper soudés, et tous les soirs on se retrouve pour une bouffe chez l’un ou l’autre, ou un resto. Je crois qu’en 5 ans je n’ai jamais mangé aussi souvent au resto de toute ma vie!

A cette époque j’ai le dress-code de la parfaite « métaleuse », influence urbain-skateur. Ça veut dire qu’on ce charabia? Baggy, veste adidas vintage, dreadlocks, piercing, et au pied une bonne paire de pompes de skate. J’ai passé différentes marques, mais les meilleures ce fut mes increvables superstar. Je les porte tous les jours, été comme hiver, pendant 5 ans et puis les 5 années suivantes elles me rendent de bons et loyaux services pour toutes les sorties où j’ai pas besoin d’être très classe. Mais cet automne ce fut la fin , les semelles étaient tellement trouées que les baskets prenaient l’eau.

 

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Alors elles sont revenues, toujours le même modèle car elles durent…. Mais cette fois-ci je me suis offerte la version personnalisée, avec mes motifs, mes couleurs, et même mon pseudo!

 

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Superstar chez Adidas, modèle personnalisé

 

 

Me voilà équipée pour au moins 20 ans car c’est fini le temps où je trainais en basket tous les jours. Un achat durable donc!  Et puis toujours une petite pensée pour ces années passées quand je les ai aux pieds…

 

Et attention spécial bonus: pour la première fois sur ce blog, une photo de ma trombine! Mais pour être dans le thème de l’article, ça sera une photo du temps de mes vieilles godasses, il y a bien 10 ans!

 

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2014 et 2015

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2014 est fini et tant mieux car ce mois dernier a vraiment pas été cool pour moi. On va attaquer 2015 avec des ondes plus positives j’espère!

Pas de bonnes résolutions ici, j’en ai déjà fait pas mal en septembre dernier: pour l’instant ça progresse lentement et surement. Le seul souhait qui me vient en plus à l’esprit, c’est toujours plus de réflexes et de bon gestes écologiques dans ma vie, car ça me tient vraiment à cœur.

Et surtout pas de résolutions « bloguesques »: je pense que vous avez tous compris que je publie de façon complétement aléatoire, et ça risque pas de changer! Alors non pas de promesse « d’un article par semaine »!

Et puis comme je suis sous WordPress, moi aussi j’ai eu droit à mon petit rapport statistique (pour les plus curieux ça se passe ici ): le plus épatant pour moi, c’est de voir la diversité des origines de connexion à mon blog, 68 pays en tout! C’est vraiment bizarre de se dire que quelque part en Inde, en Argentine ou en Australie, quelqu’un s’est connecté et a peut être lu mes écrits.

 

Alors toutes ces personnes qui tombent sur mon blog, volontairement ou non, je vous souhaite une belle année 2015, pleine de bonnes choses!

Cuisine du marché

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En ce moment j’ai du temps, je prends donc un plaisir fou à mitonner plein de petits plats avec les produits que je ramène du marché. J’ai envie de vous faire partager quelque une de ces préparations, toutes faites avec des produits frais…

 

IMG_7187Oh les beaux fruits d’automne!

Petite précision avant de commencer cependant. Ce mois de novembre chez moi, il a fait mouillé et vraiment pas froid. Du coup les producteurs nous ont proposé des produits qui ne se trouveront peut être pas partout, ou tout du moins, pas avant le printemps prochain…

Par ailleurs je m’excuse pour les photos toutes pourries, sans lumière c’est dur!

Mijoté de fenouil au citron confit

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Dans une sauteuse, faites dorer un oignon avec un peu d’huile. Pendant ce temps coupez en petits bouts quatre fenouils. Ajoutez les à l’oignon, couvrez d’eau, couvrez la sauteuse, et laissez cuire. Quand le fenouil est cuit, ajoutez un citron confit rincé (pour ôter un peu de la saumure) coupé en petit morceau. Assaisonnez à votre gout (sel si besoin, poivre, et épices. Pour ma part j’y mets du galanga, un cousin du gingembre au parfum citronné, et quelques feuilles de basilic frais).

Quiches aux herbes

(Pas pu faire de photo, on l’a mangé trop vite!)

Dans un plat à tarte, répartissez une pâte brisé. Tartinez le fond de pâte de moutarde. Ajoutez un oignon coupé en morceau. Placez une épaisse couche d’herbes variées: en l’occurrence pour moi se fut des pissenlits et des pousses d’épinard. Puis disposez un peu de fromage de chèvre et quelques lamelles de jambon cru. Dans un bol, battez 2 œufs avec une briquette de crème de soja, salez, poivrez, épicez (pour moi: noix de muscade), et allongez avec un peu d’eau si nécessaire (votre mélange doit pouvoir recouvrir votre couche d’herbes). Versez votre mélange dans la quiche et enfournez!

Gratin de blette à la brandade

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Dans un grand volume d’eau, faites cuire vos blettes (5 ou 6) coupées en deux ou trois morceaux. Pendant ce temps disposez dans un plat à gratin des tomates coupées en rondelle et salez légèrement. Ajoutez une couche de brandade (une sorte de purée de morue typique du sud que l’on trouve facilement en conserve par ici) et épicez si vous le souhaitez (pour moi: tandoori). Une fois les blettes cuites, égouttez-les bien (perso je les rince à l’eau froide et je les presse entre mes mains pour qu’elles rendent bien l’eau), disposez les sur la couche de brandade, re-salez légèrement et ré-épicez si vous le souhaitez.  Y a plus qu’à enfourner!

Mousses à la crème de marron

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Montez 4 blancs d’œufs en neige. Chauffez légèrement (micro onde ou bain marie) l’équivalent de 3 grosses cuillères à soupe de crème de marron pour la rendre plus liquide et incorporez l’équivalent d’une cuillère à soupe de sucre. Mélangez bien puis incorporez la crème de marron aux blancs d’œufs. Disposez dans des ramequins puis laissez-les au frigo au moins 2 heures avant de déguster.

Voilà j’espère que vous vous régalerez au moins autant que moi!

3 paires de chaussures, 3 moments de ma vie – #1

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En septembre j’ai fait du tri et je me suis rendue compte que je n’avais plus de chaussures pour l’hiver… Véridique! J’achète peu de chaussure, et je les use jusqu’aux chaussettes. Mes baskets étaient mortes, mes bottines aussi, il ne restait que mes petites richelieu à haut talons que je garde quand je dois être belle et faire la madame. Il fallait donc renouveler le stock, et tant qu’à faire le renouveler avec de la qualité pour être tranquille plusieurs années et ne plus à avoir me préoccuper de la corvée « achat de chaussures ».

J’en vois déjà certaine faire des petits bons derrière leur écrans en lisant cette dernière phrase: et oui pour acheter des chaussures c’est l’angoisse, car je ne suis ni modeuse, ni collectionneuse. J’ai des gouts très arrêtés, je me fiche royalement de ce qui est tendance, et par dessus tout, je ne veux rien au dessus de 3cm sous peine de tuer mes pieds et ma colonne vertébrale.

Alors il a fallu se lancer et j’ai trouvé. 3 paires de chaussures que j’ai déjà portées à différents moments de ma vie. 3 étapes qui font ce que je suis ce que je suis aujourd’hui. 3 madeleines de Proust à mes pieds…

 

Années 90, années collège. Ma vie c’est l’école, forcément, à cet âge là, quoi d’autre? Je suis (très) bonne élève, ce qui me vaut le déplaisir d’être mise au ban par la plupart de me camarades de classe. Ajouter à cela une très mauvaise tendance à ne pas me préoccuper des choses de la mode et un refus notoire de m’intéresser au boys band, et vous avez le combo parfait pour ne pas vous faire de potes. Mais c’est pas grave. Je me forge un caractère de fou, à l’épreuve de toute les remarques et médisance. Rien ne me touche et je poursuis mon chemin, qui ne sera pas (jamais!) celui des autres: je suis trop unique pour ça mais aussi trop multiple. Tant de choses m’intéressent, et je ne veux pas perdre du temps à faire semblant de me préoccuper de choses futiles…

La musique s’installe dans ma vie. Premiers cd commandés à Noël, les deux premiers albums des Cranberries. Une vraie passion, un gouffre face au 2be3 et autres World Apparts. Des projets de voyage en Irlande avec ma très bonne copine de l’époque (et avec qui j’ai toujours des contacts aujourd’hui). Elle finira par déménager dans le Nord de la France, on s’écrira une lettre par semaine pendant plusieurs années! C’était bien aussi avant internet…

Son père est projectionniste au cinéma du centre ville. Elle a des entrées gratuites toutes les semaines. On passe tous nos samedi après-midi dans une salle noire. J’ai vu quasiment tous les films sortis à cette époque là. Premier film d’horreur, Scream, on triche pour entrer dans la salle car on a pas 16 ans. Je garde les talons des tickets dans mon portefeuille, en souvenir. J’avais pas beaucoup de billets, mais j’avais beaucoup de souvenirs…

C’est la dernière tranche des années 90, le grunge est passé par là. La tendance sportswear arrive en force, et pour être à la mode il est de bon ton de porter un bas de jogging avec des pressions tout le long de la jambe, arborer un sweat-shirt Champion, Fila ou Schott, et bien évidemment avoir des baskets au pied (compensées si tu es une fille et que tu n’as pas peur du ridicule). Pour moi c’est no way: j’ai des jeans « fuseau » (on parle pas de leggings à l’époque), et comme je suis grande, ils sont souvent un peu courts. Alors j’ai des Doc (enfin des fausses, c’est moins cher), ça monte bien sur la cheville, ça fait bien illusion. Et puis c’est confortable. Et puis c’est increvable. J’adore mes chaussures.

 

 

17 ans plus tard, elles sont de retour. C’est toujours pas des vraies Doc, mais c’est le même esprit. Du cuir, du noir, du rock. Supers confortables. J’ai déjà avalé pas mal de kilomètres avec elles à Bruxelles le mois dernier. Pas d’ampoules et c’est à ça que je reconnais une bonne paire de chaussure!

 

 

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Boots K by Kookai, chez La Halle