Archives de Catégorie: Divers

8 mois plus tard!

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8 mois que j’ai mis ce blog de coté! C’est long!

Faut dire que je suis partie avec pas mal de choses à gérer pour redémarrer ma vie. C’est maintenant bien en place et je vais pouvoir me remettre un peu à bloguer. Un peu seulement. Je veux vraiment axer mes publications sur des articles à contenu et mettre de coté les articles « je raconte ma vie ». Je vais d’ailleurs faire un peu de ménage dans mes anciennes publications. Par ailleurs je vais aussi supprimer ma page hellocoton, car cette plate forme ne me convient plus. N’hésitez donc pas à vous abonner à la newsletter si vous voulez être averti lors de la parution d’un article.

A bientôt!

Avant j’avais une cyber-vie, mais ça c’était avant.

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Avant j’avais une vie simple. Un boulot avec beaucoup de temps libre entre septembre et janvier. Une vie très casanière. Pas beaucoup d’argent. Un zombie avec qui je m’ennuyais.

Du coup j’avais le temps de bloguer (un peu). J’avais le temps de lire vos blogs (beaucoup!!!) et de les commenter. J’avais le temps de glandouiller sur facebook et sur plein de forums.

Et puis tout c’est accéléré.

J’ai envoyé le zombie en cure, je suis sortie tous les jours, je me suis inscrite sur des sites de rencontres, j’ai vu plein d’amis, je suis allé à la plage tous les lundis, j’ai rencontré de nouveaux amis, j’ai roulé, roulé, roulé, cheveux au vent et musique à fond.

J’ai quitté le zombie et tout est allé encore plus vite. On a commencé à trier et faire des cartons, le boulot s’est intensifié et j’ai cumulé les contrats, j’ai cherché des apparts partout sur le bon coin, j’ai rencontré M.Poisson Rouge, j’ai continué la plage les lundis, j’ai commencé les visites, j’ai géré les problèmes du zombie car on vit encore ensemble, j’ai chopé une méchante crève de rentrée, j’ai continué les cartons, j’ai vu des amis, je suis sortie, encore et encore…

Et c’est pas fini. Car j’ai pas encore d’appart, j’ai pas fini les cartons, j’ai toujours autant de boulot, et je compte bien continuer à voir M. Poisson Rouge.

Tout ça pour dire que vous allez pas me voir très souvent dans les temps qu’y arrivent. Au moins jusqu’à ce que la question de déménagement soit bouclée. Mais je reviendrai, c’est sur.

Non, je ne suis pas morte…

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C’est juste qu’en ce moment j’ai pas mal de boulot, alors mon temps libre en semaine se résume à gérer les taches domestiques de base, dormir et faire des câlins à mes loulous en manque d’affection. Et le week end, j’en profite pour voir des amis, sortir et faire des trucs loin de mon pc. Du coup écrire un article relève de la science-fiction. Et même passer lire vos blog, je le fais en coup de vent. Faut dire que je passe par Hellocoton, et que cette plateforme me convient plus trop. Déjà il y a pas d’appli windows et vu que maintenant j’ai un téléphone que tourne avec ça, et ben c’est un peu la punition. Ensuite, trop souvent, saperlipopette, il a le hoquet, et tout est bloqué. Donc je pense qu’à très court terme, je vais m’abonner à vos newsletter, comme ça je serais prévenue par mail de la sortie de vos articles. Et je pense que je vais aussi enlever mon blog d’Hellocoton, histoire d’éviter les gens qui s’abonnent pour espérer un abonnement en retour, vu qu’on ne peut pas valider une demande d’abonnement (comme on « accepte » un ami sur fb). Sauf que je voudrais être sure que ça ne pénalisera pas ceux qui me lisent (déjà qu’il y a pas foule!). Alors voici un rapide sondage pour savoir ce que vous en pensez….

Voilà, à bientôt! Si tout va bien, j’espère faire les Etats d’esprit de demain!

Moi et les poubelles

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Bon ça c’est un article qui sent le glamour. Pour une fois que j’écris vous voilà servis. Mais il y a eu cette semaine différents éléments autour de ce thème qui m’ont réjouis, attristés voir scandalisés. Tour d’horizon de la vie de mes déchets.

Déjà il faut savoir qu’à la base j’essaye de produire le moins de déchet possible. Mais je suis aussi une vilaine enfant qui a grandi dans un monde de trucs jetables, et il y a des habitudes qui sont difficiles à perdre. Et encore moi j’ai des convictions écologiques, mais mon chéri pour qui l’écologie c’est un truc de hippie, je vous raconte pas le chemin qu’il y a à faire. Donc tout ça pour dire que le volume de la poubelle se réduit, mais qu’il y a encore une bonne marge de progression.

Il y a quoi dans ma poubelle noire?

Tous les restes alimentaires qui ne se mangent pas (les cosses des petits pois frais  (c’est de saison), le vert des fraises (c’est encore de saison), les coquilles d’œufs,….), car je ne fais pas de compost. Bah oui j’ai trois plantes qui se battent en truel duel sur ma terrasse, alors je suis pas prête de l’utiliser mon compost. Bon de temps en temps je garde de la verdure pour faire un petit paillage, quand même. Mais ça c’est pas grave si je le jette vous allez voir pourquoi.

Mes mouchoirs en papiers (honte sur moi), ça c’est vraiment mon gros problème, car avec mes allergies j’en consomme beaucoup, et le mouchoir en tissu ça m’irrite le nez grave. Il faut que je réitère l’expérience pour trouver le bon tissu dans ma panière à chute.

Les contenants alimentaires qui ne se recyclent pas (il y en a plus beaucoup surtout que j’achète de plus en plus de vrac, mais il y en a toujours un peu) ou les trucs qui se recyclent mais que chéri a pas mis dans la bonne poubelle ( des fois je passe derrière lui et j’en sors quelques uns).

Et puis tout ces petits trucs qui arrivent en fin vie (le stylo cassé, le tube de colle vide, le tube de dentifrice vide, les rasoirs de chéri), et dont je tends à réduire la quantité de plus en plus.

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Ensuite, il y a ma poubelle jaune, qui est fort bien achalandée ( bouteille d’eau gazeuse, des petits cartons, du plastique, du plastique encore du plastique (je mets tous les plastiques dedans car souvent je sais pas si ils ont recyclables ou pas… Mais comme c’est trié à l’usine, je me dit que là bas ils seront quoi en faire). Et puis il y a mon sac de verre et mon sac de papier. Enfin les jours de grand tri il y a la visite à la déchetterie (le temple de l’angoisse, vous allez voir).

Comment tout ça disparait?

Bon il y a les trucs facile, le verre et le papier, ici comme ailleurs le verre redevient verre, et le papier… de la pâte à papier? Enfin ça c’est si tenté que tu aies trouvé une colonne à verre et à papier qui soient pas bondées, ce qui est souvent le cas chez moi (ce qui est un comble quand on sait à quel point les gens ne sont pas des as du tri dans ma ville).

Le sac jaune, il part à l’usine où des gens bien plus calés que moi vont pouvoir donner une nouvelle destinée à tout ce bazar… enfin j’espère! Bon voilà un sujet qu’il faut que je creuse un peu à l’occasion.

Le sac noir il va lui arriver un truc super: il est trié aussi! Avec une super machine qui récupère tous les déchets organiques, ils font du compost chez moi! Et ce compost est distribué aux agriculteurs de la ville! Voilà qui m’a réjouis au plus haut point quand j’en ai parlé avec le monsieur de l’organisme qui gère les déchets. Par contre mes mouchoirs seront incinérés avec tout ce qui peut l’être: c’est pas super, mais c’est pas encore le pire.

Le pire c’est la déchetterie: ils ont eu la bonne (?) idée de mettre des petits panneaux explicatifs pour nous expliquer le destin de chacune des bennes. Le bois devient de l’aggloméré (ça c’est chouette), mais la benne des « encombrants », accrochez vous bien, elle a son contenu qui est enfouit! Enfouit! Donc cette benne qui regroupe le pire merdier du monde, elle est même pas un peu triée. On balance tout, une grosse pelle de terre et roule ma poule! Cette semaine j’ai vu un canapé dans cette benne, même pas cassé, juste défraichi. Dans une ressourcerie, il aurait été retapé et il aurait eu une nouvelle vie.  Bref je suis dégoutée de cette benne des « encombrants », et je ne veux plus avoir à y jeter des choses.

Ça veut dire que plus que jamais, avant d’acheter, je vais réfléchir encore et encore aux destins de tout ces objets. Parce que avant de faire le bonheur des archéologues du futur, tout ces déchets enfouis vont polluer le sol et tuer la faune et la flore (vive le plastique, la colle, la peinture, et tous ces autres trucs chimiques qu’on retrouve partout)

Dans mon assiette: du « médiévorisme »

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Voilà un beau néologisme que j’ai inventé…alors inutile de bondir sur vos dicos, vous ne trouverez pas ce mot ! Médiévorisme, pourquoi ? A l’heure où fleuri tout un tas de terme pour définir des régimes alimentaires, j’ai décidé de créer le mien pour qualifier le contenu de mon assiette (carrément ouais!).

Alors c’est quoi pour moi le médiévorisme ? C’est un régime alimentaire qui tend à se rapprocher du mode d’alimentation du Moyen-âge. Cela comprend à la fois des choix d’aliments, mais aussi des choix à niveau des fournisseurs et notamment des modes de production. Définir mon alimentation par cette analogie avec l ‘alimentation médiévale est le moyen le plus précis que j’ai trouvé. Sinon il faudrait dire que je suis locavore mais pas que, végétarienne par intermittence, végétalienne sur certains points,… au final rien ne va parfaitement.

 

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Comment ça se passe au Moyen-âge ?

 

Loin des clichés de cette époque, l’alimentation médiévale est une alimentation assez peu carnée et peu grasse. Dans l’assiette, on retrouve beaucoup de légumineuses, des légumes en grande quantité, et des céréales non transformées (pas de pâtes à cette époque!). La viande, mangée essentiellement les jours de fêtes, notamment chez les plus modestes, est principalement de la volaille et du porc (les bovins sont rarement dans l’assiette, sauf chez les gens les plus aisés, car c’est une importante force de travail qui est bien plus utile vivante qu’en steak). On ne consomme ni beurre, ni crème, on transforme juste un peu de lait en fromage (et plutôt le lait des brebis et des chèvres). Par contre on utilise beaucoup le lait d’amande (en boisson pour les plus jeunes, et dans les préparations culinaires. Le poisson et les œufs sont très consommés, notamment les jours « maigres » dictés par la religion. On assaisonne avec des épices et des herbes fraîches, selon la richesse de la tablée.
Au niveau de l’approvisionnement, à part les épices que l’on fait venir à prix d’or de l’autre bout du globe, on consomme ce qui est produit près de chez soi. A la campagne la production est polyvalente : céréales, maraîchage, élevage et on pratique l’assolement triennal ( une super technique qui consiste à faire tourner les productions tous les ans afin de laisser le temps à la terre de se régénérer). Les bêtes élevés le sont en petit nombre (seul les troupeaux de moutons peuvent être assez importants car ils sont élevés pour leur laine), et vivent avec la famille.

 

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Comment ça se passe dans mon assiette ?

 

La base de mon alimentation c’est forcément les légumes, légumineuses et céréales (que j’essaye de consommer le moins transformées possible…. Oui j’ai du grandement freiner ma passion pour les pâtes). Par contre je ne me borne pas aux variétés uniquement existante en Europe au Moyen Age, sinon l’été je ne mangerais pas grand chose (je rappelle que j’habite dans une région où sorti de la tomate, la courgette et l’aubergine il n’y a pas grand chose sur les étals entre mai et septembre!). Et puis je serais trop malheureuse sans courge !

Concernant la viande ma consommation se réduit de plus en plus : je ne mange plus que du lard, et parfois de la saucisse (parce que c’est vraiment trop bon avec le chou….). Depuis février je me comporte même comme une vraie végétarienne quand je ne mange pas chez moi, car je ne peux garantir la provenance de la viande. En effet mon critère numéro un pour l’achat de mon lard et de mes saucisses, c’est de connaître le mode d’élevage et les conditions de vie de l’animal. Et chéri n’ayant pas pour projet de devenir végétarien, je ferrai de même pour sa viande (pour l’instant on est souvent sur la route donc les achats carnés sont en stand-by).

Pour le poisson, faute de trouver de bons produits (sauvages sur-péchés et bourrés de métaux lourds ou élevés dopés aux hormones….mon cœur balance ! ), je suis en train de me résigner à abandonner à en consommer. Pour l’instant je consomme encore occasionnellement des anchois.

Pour les produits laitiers, vu que je n’ai jamais trop aimé le lait et les yaourts, il n’y a jamais beaucoup eu chez moi. C’est plus compliqué pour le beurre, la crème, et le fromage. Depuis plusieurs mois, le beurre et la crème tendent à disparaître de mon frigo (il me reste un peu de beurre pour les pâtisseries de la fille de chéri). Le fromage c’est exclusivement du chèvre ou du brebis, consommé à petite dose au petit déjeuner, et acheté au producteur bio. A noter que l’abandon des produits issus de vache est un choix lié à mes soucis de sinusites… et il y a un paquet de fromages que je regrette ! Mais je m’octroie quelques extra l’hiver pour les fondues, raclette et autres tartiflettes.

Enfin le point le plus important pour moi : le lieu et le mode de production de tout ça. Pour le végétal, c’est soit bio, soit en agriculture raisonnée (quand je connais les producteurs). Les légumes et fruits frais ont toujours poussés à moins de 50km de chez moi, les céréales et les légumineuses sont produites en France. Pour les produits issus d’animaux ils viennent autant que je puisse, d’élevage à proximité de chez moi, où ils ont vécu dans de bonnes conditions (ça marche aussi pour les œufs que j’ai oublié de mentionner jusqu’à maintenant!).
J’essaye de favoriser les circuits courts ou alternatifs, afin de ne plus avoir à donner de l’argent à Carrouf et consor.
Et bien évidemment je n’achète aucun produits transformés (gâteau, plat préparé,…) et je cuisine tous mes produits bruts. Et je doit reconnaître que l’arrivée de mon super robot dans ma cuisine m’aide beaucoup à tenir le cap !

 

 
Voilà je pense avoir fait le tour des grandes lignes de mon alimentation à l’heure actuelle qui se veut avant tout raisonnée, raisonnable, et faites avec des produits de nos campagnes, les vraies, pas celles où fleurissent des fermes-usines entre deux champs d’une centaine d’hectares arrosés aux pesticides !

3 paires de chaussures, 3 moments de ma vie – #2

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C’est reparti pour mes histoires de chaussures! La premier épisode est ici, je vous invite à y jeter un œil pour comprendre le pourquoi de cet article…

 

Années 2000. Le lycée et la fac! Beaucoup de changement pour moi en cette rentrée de seconde, je quitte enfin le quartier résidentiel où habite mes parents (et où se situait mon école primaire et mon collège), pour partir en bus au centre ville où se situe mon lycée. Ça veut dire plein de nouvelles têtes, plein de personnes à rencontrer. Et je suis bien décidée à me faire des amis. En classe, une chance, je me retrouve avec une amie de mon club de natation synchronisée. Elle n’ont plus elle connait personne, mais c’est une « grande gueule », et une jolie fille. On devient vite inséparable. On se fait vite un groupe d’amies. Une joyeuse bande hyper soudée, comme seules les années lycée peuvent vous offrir.

La musique prend une place primordiale dans ma vie: c’est autour d’elle que se constituera mes fréquentations et mes sorties. Je commence doucement en seconde à écouter les Red Hot Chili Peppers, et Silverchair. Puis les Smashing Pumpkings, Nirvana, Muse (qui à l’époque sort ses premiers albums). Et très vite Korn, Deftones, Tool, SOAD, et toute la scène métal française. J’ai toujours un « balladeur » visé sur les oreilles: même si c’est l’ère du cd, je prend un malin plaisir à me faire mes cassettes et à utiliser cet appareil déjà hors d’âge. Le weekend c’est sortie concert, car il y a toujours dans la ville un petit groupe qui se produit dans un bar. Sinon il y a toujours un anniversaire à fêter qui justifie l’organisation d’une petite soirée. C’est l’heure des premières cuites et des premiers pétards (vite abandonnés vu comme ça me rendait malade!). Mais on est tous raisonnable: on dort toujours sur place!

Je pars à la fac dans une autre ville, mais pas trop loin. Les weekends je reviens chez mes parents et je vais faire la java avec les copains. Pourtant en 5 ans d’étude, je me fais de nouveaux amis. Faut dire que la section archéo est pas bien grande, en Master 1, on est 10! Là aussi hyper soudés, et tous les soirs on se retrouve pour une bouffe chez l’un ou l’autre, ou un resto. Je crois qu’en 5 ans je n’ai jamais mangé aussi souvent au resto de toute ma vie!

A cette époque j’ai le dress-code de la parfaite « métaleuse », influence urbain-skateur. Ça veut dire qu’on ce charabia? Baggy, veste adidas vintage, dreadlocks, piercing, et au pied une bonne paire de pompes de skate. J’ai passé différentes marques, mais les meilleures ce fut mes increvables superstar. Je les porte tous les jours, été comme hiver, pendant 5 ans et puis les 5 années suivantes elles me rendent de bons et loyaux services pour toutes les sorties où j’ai pas besoin d’être très classe. Mais cet automne ce fut la fin , les semelles étaient tellement trouées que les baskets prenaient l’eau.

 

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Alors elles sont revenues, toujours le même modèle car elles durent…. Mais cette fois-ci je me suis offerte la version personnalisée, avec mes motifs, mes couleurs, et même mon pseudo!

 

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Superstar chez Adidas, modèle personnalisé

 

 

Me voilà équipée pour au moins 20 ans car c’est fini le temps où je trainais en basket tous les jours. Un achat durable donc!  Et puis toujours une petite pensée pour ces années passées quand je les ai aux pieds…

 

Et attention spécial bonus: pour la première fois sur ce blog, une photo de ma trombine! Mais pour être dans le thème de l’article, ça sera une photo du temps de mes vieilles godasses, il y a bien 10 ans!

 

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3 paires de chaussures, 3 moments de ma vie – #1

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En septembre j’ai fait du tri et je me suis rendue compte que je n’avais plus de chaussures pour l’hiver… Véridique! J’achète peu de chaussure, et je les use jusqu’aux chaussettes. Mes baskets étaient mortes, mes bottines aussi, il ne restait que mes petites richelieu à haut talons que je garde quand je dois être belle et faire la madame. Il fallait donc renouveler le stock, et tant qu’à faire le renouveler avec de la qualité pour être tranquille plusieurs années et ne plus à avoir me préoccuper de la corvée « achat de chaussures ».

J’en vois déjà certaine faire des petits bons derrière leur écrans en lisant cette dernière phrase: et oui pour acheter des chaussures c’est l’angoisse, car je ne suis ni modeuse, ni collectionneuse. J’ai des gouts très arrêtés, je me fiche royalement de ce qui est tendance, et par dessus tout, je ne veux rien au dessus de 3cm sous peine de tuer mes pieds et ma colonne vertébrale.

Alors il a fallu se lancer et j’ai trouvé. 3 paires de chaussures que j’ai déjà portées à différents moments de ma vie. 3 étapes qui font ce que je suis ce que je suis aujourd’hui. 3 madeleines de Proust à mes pieds…

 

Années 90, années collège. Ma vie c’est l’école, forcément, à cet âge là, quoi d’autre? Je suis (très) bonne élève, ce qui me vaut le déplaisir d’être mise au ban par la plupart de me camarades de classe. Ajouter à cela une très mauvaise tendance à ne pas me préoccuper des choses de la mode et un refus notoire de m’intéresser au boys band, et vous avez le combo parfait pour ne pas vous faire de potes. Mais c’est pas grave. Je me forge un caractère de fou, à l’épreuve de toute les remarques et médisance. Rien ne me touche et je poursuis mon chemin, qui ne sera pas (jamais!) celui des autres: je suis trop unique pour ça mais aussi trop multiple. Tant de choses m’intéressent, et je ne veux pas perdre du temps à faire semblant de me préoccuper de choses futiles…

La musique s’installe dans ma vie. Premiers cd commandés à Noël, les deux premiers albums des Cranberries. Une vraie passion, un gouffre face au 2be3 et autres World Apparts. Des projets de voyage en Irlande avec ma très bonne copine de l’époque (et avec qui j’ai toujours des contacts aujourd’hui). Elle finira par déménager dans le Nord de la France, on s’écrira une lettre par semaine pendant plusieurs années! C’était bien aussi avant internet…

Son père est projectionniste au cinéma du centre ville. Elle a des entrées gratuites toutes les semaines. On passe tous nos samedi après-midi dans une salle noire. J’ai vu quasiment tous les films sortis à cette époque là. Premier film d’horreur, Scream, on triche pour entrer dans la salle car on a pas 16 ans. Je garde les talons des tickets dans mon portefeuille, en souvenir. J’avais pas beaucoup de billets, mais j’avais beaucoup de souvenirs…

C’est la dernière tranche des années 90, le grunge est passé par là. La tendance sportswear arrive en force, et pour être à la mode il est de bon ton de porter un bas de jogging avec des pressions tout le long de la jambe, arborer un sweat-shirt Champion, Fila ou Schott, et bien évidemment avoir des baskets au pied (compensées si tu es une fille et que tu n’as pas peur du ridicule). Pour moi c’est no way: j’ai des jeans « fuseau » (on parle pas de leggings à l’époque), et comme je suis grande, ils sont souvent un peu courts. Alors j’ai des Doc (enfin des fausses, c’est moins cher), ça monte bien sur la cheville, ça fait bien illusion. Et puis c’est confortable. Et puis c’est increvable. J’adore mes chaussures.

 

 

17 ans plus tard, elles sont de retour. C’est toujours pas des vraies Doc, mais c’est le même esprit. Du cuir, du noir, du rock. Supers confortables. J’ai déjà avalé pas mal de kilomètres avec elles à Bruxelles le mois dernier. Pas d’ampoules et c’est à ça que je reconnais une bonne paire de chaussure!

 

 

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Boots K by Kookai, chez La Halle