Archives de Catégorie: Culture

Ces films improbables…

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Avec chéri on est plus cinévore que sérivore. Du coup on finit par regarder un peu tout ce qui passe, du récent au plus vieux et des fois…. on tombe sur des films un peu décalés. Petite présentation des étrangetés vues récemment….

Mauvais esprit

Comédie française de 2003. Vincent Porel, un riche entrepreneur, mène sa boite d’une main de maitre et sera bientôt un papa comblé. Sauf que son dernier projet architectural, c’est celui de Simon Variot, un gentil loser, qui va tenté de faire valoir ses droits. Peine perdue, et en bonus il se fait renverser par Porel en personne. Simon trépasse, mais il va se réincarner… en baby Porel! Du coup le jeune Porel va devenir le bébé le plus horrible qu’un père pouvait imaginé, Simon comptant bien se venger….

Sur le papier ça fait un peu comédie potache, mais en réalité c’est vraiment tordant! Les stratégies de baby Porel sont vraiment drôles et le film est bien rythmé. Le film idéal pour se détendre et se marrer!

 

Attack the block

Film franco-britannique de 2011. La rencontre et l’alliance improbable de délinquants d’une cité londonienne et d’une jeune infirmière qui vont lutter contre une invasion d’extraterrestres « loup-gorille »…

Ouais je sens que j’ai déjà piqué votre curiosité. J’ai adoré, les dialogues, les personnages… On retrouve la touche « so british » pour les amateurs, un peu comme dans la série Misfits. Et l’humour anglais, c’est quand même quelque chose!

 

Jacky au royaume des filles

Film français de 2014. C’est l’histoire de Jacky. Il est jeune, il est beau, d’ailleurs toutes les filles du village ont été demandé sa main à sa mère. Mais sa mère a toujours refusé, car elle sait que Jacky aime La Colonelle, la fille de La Générale qui dirige la République Démocratique et Populaire de Bubunne dans laquelle l’action se déroule. Mais l’heure est arrivée pour la Colonelle de se choisir un Grand Couillon. Pour cela la « Grande Bubunnerie » aura lieu au palais, cérémonie où tous les jeunes hommes qui ont pu se procurer une invitation pourront venir. Jacky en rêve, mais il est trop pauvre pour s’acheter une invitation, et surtout pour s’acheter une nouvelle voilerie blanche, tenue de circonstance.

C’est un film énorme! Les personnages, les situation et les réflexions que cela entraine justifient largement de voir ce film. Les acteurs sont excellents et la fin est complétement inattendue.

 

 

Safari Urbain: Beaucaire

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Inspirée par l’article de Fedora, j’ai décidé de me lancer dans ce projet. Le principe? Des photos, en ville, autour d’un certain nombre de sujet à respecter. Une idée lancée sur le blog d‘Eeleesible, et sur le quel vous pouvez retrouver l’ensemble des participants. En tout cas, une bonne occasion de vous faire découvrir ma ville, idée que j’avais derrière la tête depuis un petit moment…

Les sujets à respecter sont: une église/cathédrale ; une plaque de rue ; une enseigne de magasin ; un habitat typique ; un arbre ; des fleurs ; une boite aux lettres ; un commerce typique de ville/village (poste, boulangerie, boucherie etc) ; un élément de votre choix (quelque chose qui caractérise votre ville/village par exemple).

Me voilà donc partie un dimanche matin pour arpenter les rues de ma cité, armée de mon appareil photo, prête à mitrailler. La ville où je vis (Beaucaire) est une petite ville du sud de la France, placée le long du Rhône, entre Arles et Avignon. Ville de pierre et de soleil, j’y trouve la vie agréable, contrairement à une bonne partie de mes concitoyens, qui passent la plupart de leur temps à dénigrer le centre ville et ses habitants, arguant que la violence y est reine. On ne doit pas vivre dans la même ville, mais bon passons…

Premier sujet: l’église!

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Cette église est loin d’être la plus belle église que j’ai eu l’occasion de voir ma vie (et en passionnée d’architecture religieuse, je vais toujours visiter les églises qui sont sur ma route), mais elle a une façade originale: refaite au XVII ème siècle, elle est de style classique, et surtout elle a la devise française à son fronton, ce qui n’est pas courant! Vive la révolution!

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Du coup les ouvriers qui ont refait la façade ont quand même eu un relent de sympathie pour le travail de leurs prédécesseurs: ils ont épargné de la destruction une frise romane et l’ont insérée sur le mur Est de l’église.

 

La plaque de rue:

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Le vrai défi pour moi de cette série! Ici les plaques ne sont pas vraiment belles, ni même dans la langue régionale, il y a juste les noms actuels (plaque bleues) et les anciens noms (plaques blanches). Bon les noms actuels zéro originalité, on puisse dans les anciens présidents et consorts. Du coup j’ai choisi un ancien nom de rue, parce qu’ils sont un peu plus rigolos.

 

L’enseigne d’un commerce:

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Voilà la seule enseigne originale de la ville, mais je la trouve vraiment chouette! C’est une vannière qui est installée ici, et quoi de mieux que d’exposer directement la marchandise pour présenter son commerce (et non je ne crois pas qu’il y ai eu du vol).

 

Un habitat typique:

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Là, pas besoin d’aller très loin, j’ai juste à sortir de mon immeuble et à photographier les hôtels particuliers de ma rue. Il y en a de très beaux, certains sont classés monuments historiques. Au XVIIème et XVIIIème siècle, Beaucaire était une ville très riche car une grande foire se déroulait pendant 1 mois l’été dans toute la ville. Des commerçants du monde entier y venaient faire des affaires, et dans la rue qui abritait les vendeurs les plus prestigieux (soie et étoffes rares), les hôtel particuliers rivalisaient dans la richesse de leur architecture.

Un arbre:

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En l’occurrence ça sera des arbres, et forcément des platanes, on est dans le sud! C’est une très jolie petite place à coté de chez moi, parfaite pour aller prendre l’apéro!

 

Des fleurs:

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Autre défi de cette série! La ville n’est déjà pas très fleurie, mais ici au mois d’aout, toute les floraisons sont largement terminées! Heureusement mon basilic a eu la gentillesse de refaire une floraison, du coup voilà un petit cliché de ce qui traine sur le bord de la fenêtre de ma cuisine.

 

Une boite aux lettre:

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Là aussi dur de trouver de jolies boîtes aux lettres par ici. J’ai pris donc l’option de facilité en photographiant celles de mon hall d’entrée (et par là même vous montrer comme c’est beau chez moi!)

 

Un commerce typique:

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Le plus typique, ici, ça reste indéniablement le marché! Devant notre belle mairie et sous un grand soleil (vie ma vie de carte postale!)

 

Un élément au choix:

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Le château bien sur, je n’aurai pas pu passer outre, il domine de toute sa hauteur la ville, et de l’autre coté du Rhône, il se chipouille la vedette avec celui de Tarascon, la ville juste en face. Historiquement de ce coté du Rhône, c’est le comté de Toulouse, puis la France. En face, à Tarascon c’est le comté de Provence; 1km d’eau et suffisamment de bonnes excuses pour se faire la guerre!

 

Voilà j’espère que ce petit détour vous aura plu! Bonnes (fin de) vacances, pour moi ça va être la relâche au boulot en septembre, je vais donc venir écrire par ici plus souvent!

Do you have sense of Community?

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Bon j’avais dit que j’écrirais sur ce blog pendant que chéri n’est pas là… Comme vous avez pu le constater, je m’y suis tenue, c’est le moins qu’on puisse dire (ironie inside).

J’avais envie de participer à tag (Sakurah, je l’oublie pas!), mais il y a encore des questions pour lesquelles je réfléchis, donc en place et lieu, je vais vous faire une petite présentation d’une de mes série fétiche, dans laquelle je me suis replongée depuis le départ du chéri (= je passe mes soirée à la regarder, et du coup j’écris pas sur le blog!)

Donc ce petit bijou d’humour c’est « Community ». Pas la peine de chercher une diffusion sur Meuh6 et consorts, notre ami Wikipédia m’a appris que la seule diffusion française se fait depuis décembre 2012 sur Numéro23 (sérieux qui connait cette chaine?). Du coup la meilleure façon pour la regarder, c’est encore internet, car je crois qu’il n’y a même pas d’édition en DVD en Europe (mais que font les producteurs?). La première diffusion aux USA date de 2009. Il y a actuellement 4 saisons, la cinquième est en cours de diffusion.

Alors de quoi ça parle? La série débute par une rentrée à la fac publique de Greendale (community collège en anglais), où on y croise les losers qui n’ont pas été accepté dans une « vraie » fac (celles où que tu payes très chère ton inscription). Parmi eux, Jeff, beau gosse et surtout ex-avocat déchu de ses droits car il n’avait jamais passer les examens du barreau. Le voilà donc condamner à passer un diplôme, de préférence le plus vite possible, et en n’en faisant le moins possible. Il tombe sous le charme de Britta, trentenaire qui se décide enfin à construire sa vie après des années de rébellion politique. Très vite pour l’aborder, il lui fait croire qu’il peut l’aider pour son cours d’espagnol et l’invite à rejoindre son groupe de travail à la bibliothèque. Jeff espère un tête à tête, mais Britta fait passer l’info et ils se retrouvent à 7 pour bosser leur espagnol. Malgré leur grande différence de parcours et de personnalité, une amitié va naitre, et au fil des saisons, ils partageront des aventures rocambolesques.

Ici le trailer de la série, en anglais mais assez facilement compréhensible

Ce qui fait le charme de la série, c’est indéniablement les personnages tous plus barrés les uns que les autres. Outre les 7 personnages centraux, le doyen (clairement gay et friand de déguisement) et Chang (tour à tour prof d’espagnol, étudiant, chef de la sécurité) sont des éléments clés de la série.

Si les premiers épisodes commencent doucement, très vite la série prend sa vitesse de croisière avec de très nombreuses situations improbables, qui font de chaque épisode (20mn) un concentré d’humour. La série a établie sa réputation avec les excellentes parodies et les références récurrentes au cinéma et aux séries télé. On peut noter par exemple un épisode qui parodie les films de Zombie, un autre qui parodie la série NewYork Police Judiciaire (avec le meurtre d’un igname), plusieurs qui parodient les films post apocalyptiques, notamment les épisodes sur le paintall.

J’aurais du mal à bien vous vendre la série dans un article, car dans le fond il n’y a pas grand chose à raconter (un peu comme si vous deviez résumer Friends..). Il faut la voir pour le croire et après ça impossible d’en décrocher.  Encore un petit extrait?  J’ai cherché quelque chose avec le sous titrage, je n’ai trouvé que la bande annonce de la saison 4. C’ est pas le mieux mais c’est déjà ça!

Muse, je vous donne donne une deuxième chance.

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Alors voilà un article qui risque de m’attirer les foudres de pas mal de personne, compte tenu du succès actuel de ce groupe. Oui mais voilà, Muse, moi ils m’ont déçu. Trop de succès, trop de médiatisation, trop de stade de France, trop de … trop de Muse tout simplement!

Et pourtant! Qu’est ce que j’ai pu aimer (et aime encore!) leurs premiers albums! Et j’ai adoré les voir dans des petites salles, des petits festivals, alors qu’ils n’étaient connu que par quelques amateurs en France. Leurs deux premiers albums sont simplement géniaux, Origin of symmetry, étant l’équilibre parfait entre force et douceur, rock et électro, et juste ce qu’il faut de symphonique.

Après il y a eu Absolution et ça sentait déjà un peu le roussi dans notre relation: beaucoup moins convaincue par cet album (trop de guitare qui crient, trop de Matthew qui crie), il y a eu heureusement quelques petites perles qui semblaient venir d’ailleurs (Endlessly, Ruled by secrecy) qui ne m’ont pas fait revendre le cd vite fait. Et puis c’est aussi à cette époque que le matraquage radio a commencé: Time is runnig out une fois par heure sur la radio « pop-rock » (tout comme la discographie de U2 et Queen), il n’y a rien de pire pour me faire détester une chanson. Avec ce matraquage est venu le succès (la folie?) à très grande échelle, les salles de plus en plus grande, bref le début de la fin. Résultat, à la sortie de l’album suivant, j’ai complétement lâché l’affaire et je ne l’ai pas acheté.

10 ans sont quasiment passé et Muse a continué son chemin. Les quelques singles que je pouvais entendre ne m’inspirais rien (le pire étant surement Uprising, LE morceau qui me fait changé de radio dès que je l’entends). Et puis, et puis, un jour j’ai entendu ça:

Ce morceau, il est parti quelque part au fond de mon cerveau, et il a directement déclenché le curseur « ce-titre-c’est-de-la-tuerie ». Un truc dans le rythme entêtant, une voix posé qui s’élève vers la fin, un je-ne-sais-quoi qui a touché directement mon âme. Muse et moi on s’est retrouvé. Alors comme j’aime bien donner des deuxièmes chances, je me suis dit qu’il y a avait surement caché quelque part dans les albums que je n’avais pas écouter des petites pépites et qu’il serait dommage que je passe à coté. Grâce à une plate forme musicale bien connue, j’ai donc découvert les trois dernier albums, en quête des morceaux qui me feraient vibrer. Il n’y a pas eu beaucoup, ils étaient bien cachés, mais ils étaient là…

Sur Black Hole &… j’ai trouvé Soldier’sPoem, Invincible et Assasin. Sur Résistance, Undisclosed Desires, s’écoute assez bien, mais rien d’exceptionnel. Les trois pistes symphonique de la fin de l’album sont pas mal (en tout cas c’est tout à fait le genre de projet que je trouve intéressant), mais elles ne m’ont pas plus touchée que ça. Clairement je ne suis pas en phase avec cet album. Enfin sur 2nd Law, outre Madness, j’ai adoré Animals, Explorers et Save me.  Au final ça ne fait pas beaucoup, mais ça m’aurait embêté de les rater. Je les garde dans un coin de ma discothèque virtuelle, pour les savourer de temps en temps, me réapproprier Muse à mon rythme, un peu comme deux anciens amants qui ne se sauraient pas vu depuis fort longtemps…. On est ému, on est touché, on a un peu peur aussi, mais au final tout redevient comme avant.

Muse, je laisse tes tubes et ton stade de France  à tes fans, moi je garde les petits trésors cachés dans tes albums…

Quelque chose de typique… La Belgique et le Nord

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Quelque chose de typique… La Belgique et le Nord

J’adore mon boulot, qui me permet de bouger aux quatre coins de la France. Aujourd’hui, je vous propose de revenir sur mon dernier déplacement, dans des régions septentrionales et oh combien typique! Car comme Attila dans Kaamelott, nous avons traqué le pittoresque, à la recherche de « quelque chose de typique », et nous n’avons pas été déçus…

Première étape à Namur, une ville jeune et dynamique semblerait-il, surtout le vendredi soir  vers 18h30! Parce que le samedi à la même heure, les rues étaient vides,  ce qui nous a paru bien étrange. Si quelqu’un sait pourquoi, je veux bien la réponse.  Les magasins ferment tôt en Belgique (18h/18h30) mais du coup les restau reçoivent tôt. Il vaut mieux car le repas du midi est frugal, en général un sandwich (pas de cantine dans les écoles belges), donc à 19h t’as les crocs. D’ailleurs à Namur on ne dit pas un sandwich mais un « dago » ou « dagobert« , du nom du bon roi qui a mis sa culotte à l’envers. Mais là aussi on a pas compris le rapport entre les deux…  Le soir on très bien mangé chez « La mère gourmandin« , annexe nocturne du « Père gourmandin« . Du frais, du bio, des prix raisonnables, un cadre sympa, et des serveuses très jolies ce qui a ravi mes collègues masculins. D’ailleurs d’après mes collègues, les filles sont charmantes en Belgique, ça fait l’unanimité. Mais pour les méditerranéens que nous sommes, ils ont trouvés que les tenues sont franchement légère: la mini jupe est de rigueur, où le mini short, parfois sans collant, ou le leggings hyper moulant qui ne laisse aucun doute sur les sous vêtements portés (ou pas).  Comme quoi en 2000 ans rien à changer, car les tenues des romaines et des grecques étaient déjà bien plus « couvrantes » que les tenues des gauloises… Donc amies belges, attention à vos vêtements quand vous venez dans le sud, au risque de passer pour des filles faciles auprès des mecs d’ici!!

Une spécialité belge très appréciable, c’est l’emploi du « s’il vous plait« , à tout bout de champ. Ça serait l’équivalent d’un « en vous remerciant » ou d’un « de rien » mais c’est utilisé systématiquement. Moi je trouve que ça rend les conversations très cordiales, ça me mettais de bonne humeur à chaque fois. Après je me doute que ça doit pas faire le même effet quand on a l’habitude de l’entendre.  Sinon vous pouvez traverser sur les passages piétons de Namur en toute quiétude, les véhicules s’arrêtent systématiquement pour vous laisser passer! On a essayé à Bruxelles aussi, mais ça marche moins bien (effet grande ville/conducteurs pressés).

Ensuite route vers le Nord de la France, où j’ai eu la bonne idée de prendre quelques photos (donc cet article va s’égayer, rassurez vous). Nous avons passer une journée sur Lille, où j’ai pu faire une sorte de best-of des ratés de l’architecture locale! Parce que si en soit j’ai rien contre la brique en version sobre, j’ai plus de mal avec sa version « riche ». Démonstration en photo:

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Rue de la monnaie, à Lille, coloré mais simple…

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 La vieille bourse:  pierre grise + brique + pierre jaune +  excès de sculpture + dorure = vous avez pas un peu l’impression d’avoir abusé, non???

(Mes photos sont de qualités déplorables mais un petit tour dans votre moteur de recherche préféré et vous trouverez sans problème des dizaines de photos bien meilleures que les miennes)

Dans un autre registre sur la même place vous pouvez voir ceci:

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La aussi c’est franchement pas ma tasse de thé… Et vous avez de la chance, je vous épargne la façade de l’opéra, car mes photos sont vraiment mauvaises! Bilan de cette place : l’excès est l’ennemi du bien (en tout cas en architecture)! Si vous voulez voir une belle bâtisse, faites un tour au palais Rihour qui comporte encore des élévations gothiques fort plaisantes.

Nos pérégrinations lilloises nous ont aussi menés vers de petites rues au cachet authentique, tout comme les restau que nous y avons trouvés. Escale au « Vieux de la Vieille« , où nous nous sommes régalés!

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Que des bonnes choses de là-bas, des bières, des endives, du fromage, des frites, des spéculoos, et du café bien allongé, celui qu’on boit toute la journée pour se réchauffer et qui tape pas sur les nerfs, le même que celui de ma grand-mère en Lorraine… Une serveuse ultra sympathique et dynamique, des prix très corrects et c’est « quelque chose de typique » …

Ensuite passage à Bailleul où nous avions notre hôtel. Petite ville des Flandres 100% brique, elle est totalement reconstruite après les destructions de la première guerre mondiale. Nous avons eu le plaisir d’entendre son carillon, qui se cache tout là haut:

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Juste à coté de l’hôtel de ville et de son beffroi, vous pouvez voir l’église Saint-Vaast (si ça c’est pas typique comme saint!!!), construite exactement dans le même style que l’hôtel de ville. Mais le plus surprenant Bailleul, c’est ce bâtiment:

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Un authentique château d’eau! Ils ont le sens de l’humour quand même!

Après le Nord de la France qui a su contenter mon besoin de repas typiques ( je n’ai pas parler de tous les restaus dans lesquels nous nous sommes sustentés…), nous sommes repartis pour la Belgique direction Bruxelles. Une grande découverte pour moi n’ayant jamais mis dans la capitale belge avant. Première constatation, on est en zone flamande. Et bien croyez moi, quand on connait pas la ville, que les panneaux routiers sont pas tous sous-titrés en français, et que votre gps est en panne, et ben c’est pas gagné pour trouver l’hôtel! Donc une petite heure de galère avant de rejoindre nos « quartiers ».  Cela dit pour les Bruxellois et les belges en général, je trouve que c’est une vraie chance d’évoluer dans un pays où se côtoie deux langues. Moi qui est toujours été une truffe en langue vivante, j’admire le bilinguisme (voir le trilinguisme avec l’anglais) généralisé des Bruxellois.

Dans les rues de Bruxelles, il y a un nombre incroyable de boutique de chocolat, mais presque pas de spéculoos.. Sniff! Moi qui me faisait une joie de me faire un stock… D’ailleurs on a pas non plus de spéculoos avec le café en Belgique, donc il faut qu’on m’explique le spéculoos est-il vraiment une spécialité belge???

J’ai fait un peu de shopping quand même, en cosméto, car c’est moins cher quand France (DI est mon ami), mais pas de fringue car j’ai eu l’impression que c’est plus cher qu’en France. Et puis bien sur toujours avant 18h30, car même dans la capitale, on ferme tôt.

Une ballade dans le vieux Bruxelles m’a permis de découvrir la place historique (la Grand Place), où un peu comme à Lille, les bâtisseurs se sont trop « lâchés ». De la fin du Moyen-Age jusqu’au XIXème, c’est un florilège de débauche architecturale. Là aussi quelques photos seront plus parlante que des mots, et compte tenu de la qualité de mes images, n’hésitez pas à chercher d’autres vues sur google:

2013-10-08 15.44.53Promotion sur les statues au début du XVème siècle

2013-10-08 15.47.10Promotion sur l’or au XVIIIème siècle

2013-10-08 15.45.10Promotion sur l’arabesque néo-gothique au XIX ème siècle

Voilà une fois de plus, trop c’est trop! Heureusement pas très loin, il y a les superbes galeries royales Saint-Hubert à découvrir: de luxueux commerces dans des galeries couvertes, qui vous assure un voyage dans le temps direct! J’ai toujours eu une fascination pour les galeries couvertes anciennes, je trouve qu’on sent encore l’ambiance du XIXème siècle, grandes robes et corsets.  A Bruxelles il y en a plusieurs à découvrir dans la vile et celles-ci sont les plus importantes.

Dans un autre registre, j’ai beaucoup aimé les petites maisons accolées à cette église (dont je ne connais pas le nom mais elle est toute proche de le Grand Place):

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J’aurais adoré visiter l’intérieur de ces petites maisons, pour la plupart des boutiques au rez-de-chaussé. Nous sommes restés dans ce quartier mais il y a des dizaines d’autres choses à visiter dans Bruxelles, il faudra donc y retourner! J’aurais aimé voir les nombreuses églises gothiques et écumer plus de bouquineries, si nombreuses à Bruxelles.

Si vous avez eu le courage d’aller jusqu’au bout, vous avez vu sur les photos que nous avons eu beau temps! Une semaine dans le nord la première semaine d’octobre, et (presque) pas une goutte d’eau! Je dois reconnaitre que si il y a bien quelque chose de typique que je voulais éviter, c’était ça!!

Le salon des réfusés- Claire Diterzi

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Je suis fan de Claire Diterzi. Elle incarne avec brio tout un univers qui m’est cher et dans lequel je me retrouve: féminin, passionné, romantique, audacieux, un peu rétro et en même temps terriblement moderne. Elle sait mélanger les guitares et les instruments classiques et c’est avec un titre de son second album que je l’avais découverte:

Moi qui adore le cor de chasse (oui, oui…. J’ai du vivre à la cour d’un roi de France dans une vie antérieure et passer mes journées à traquer la biche), j’ai été fascinée par l’habileté avec laquelle cet instrument au son si particulier a été intégré à un morceau moderne. L’écoute de ce titre m’a directement plongé 400 ans en arrière, perruques, grandes robes, frivolité, Versailles, et tout le reste. En achetant l’album j’en ai découvert le concept: chaque titre est inspiré par une œuvre d’art visuelle (tableaux, statue), et vous pouvez me croire ça marche à merveille. Les musiques sont illustrées par des textes poétiques, subtils, et originaux et l’ensemble est un petit bijou à écouter.

L’album qu’elle a sorti par la suite m’a moins inspiré (Rosa la Rouge), mais sa dernière création, Le Salon des Refusés, est juste splendide.

CLAIRE DITERZI_LE SALON DES REFUSEES

(Figurez vous que la statue du visuel de la pochette viens de chez moi, elle est au musée de l’Arles Antique!)

L’album a été composé lorsqu’elle était en résidence à la Villa Médicis à Rome. Les titres composés sont d’une extrême finesse et forment un album très homogène où la voix de Claire est l’instrument principal. Quelques notes un peu rock (avec Le Roi des Forets), mais surtout des morceaux qui s’inspirent de la musique ancienne avec des instruments comme la viole de gambe.

(phobique des insectes, passez votre chemin, ne regardez pas ce clip!)

Les textes sont comme toujours avec Claire très beaux, oscillant entre un vocabulaire désuet et quelques grossièretés. Le mélange est surprenant mais toujours réussi. On y parle de souffrance, de délivrance, d’amour, de ces passions dévorantes qui transcendent et détruisent et dont on se remet, plus ou moins facilement. Le genre de relation où l’on construit jamais rien mais où l’on plonge quand même avec délectation. Le genre de relation que j’ai bien connu il fut un temps.

(Ce morceau est mon préféré de l’album, tout y est parfait, la musique, le texte)

Si vous avez aimé les morceaux présentés dans cet article, empressez vous d’écouter la suite et d’acheter son album.  Elle est en tournée en ce moment, et j’espère bien pouvoir aller la voir à Montpellier cet automne.

Pour la route, avant de finir, une petite dernière, superbe reprise de Riders on the storm:

Du rock 90’s..

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J’adore le rock. Quelque soit sa forme et son style, mes oreilles se réjouissent toujours quand j’entends une guitare. Mais définitivement le rock des années 90 ça me fait vibrer. Faut dire que j’ai commencé à écouter sérieusement ce style de musique à la fin des années 90 (vive le lycée), et que rapidement je me suis plongée dans ce qui venait d’être fait quelques années avant. Alors oui j’ai découvert les Red Hot, les Smashing Pumpkins, et Nirvana un peu après tout le monde (le pauvre Kurt était mort et enterré depuis un bout de temps quand j’ai écouté pour la première fois une de ses œuvres…). Mais ça ne m’a pas empêché d’adhérer complétement à ce son 90’s si particulier.

Nécessairement quand on arrive après la bataille on loupe un paquet de truc, et récemment je me suis dit qu’il fallait que je remédie à ces lacunes musicales. Surtout qu’avec internet et you tube j’ai aucune excuse. Donc il me fallait un nom pour amorcer mon programme de découverte. Et il y a eu deux signes pour me montrer la voie….

Le premier signe c’est ça:

[Alors oui je regarde des films à l’eau de rose pour teenagers et j’assume. C’est mon privilège de fille. Et je suis vachement sympa parce que je ne les regarde QUE lorsque chéri est en déplacement pro! Notez que celui-ci (le film, pas le chéri)n’est pas trop cul-cul et bourré d’humour et la bande son réveille bien les oreilles. Je vous le recommande (je sais que je suis pas la seule à regarder ce genre de film, avouez!)]

Dans le film il y a un passage où le héros compare un groupe en train de jouer aux BIKINI KILL et aux RAINCOATS…. Les Bikini kill, le nom me plait bien, je garde en tête jusqu’au deuxième signe:

http://www.causette.fr/articles/lire-article/article-643/riot-grrrls-vingt-ans-de-punk-fa-ministe.html

Un article dans mon magazine adoré qui décortique le mouvement riot grrrls et le punk féministe. Et une fois de plus les Bikini Kill sont citées… Cette fois ci c’est certain, il faut que j’aille voir ça de plus près!

Alors les Bikini Kil c’est une bande de demoiselles un peu allumées qui va jouer aux début des années 90’s un punk un peu énervé avec des textes féministes parait-il, mais vu mon piètre niveau d’anglais et le manque flagrant et volontaire d’articulation de la chanteuse, je n’y comprends rien de toute façon. Car le punk, il crie beaucoup, et il est souvent accompagné d’un riff de guitare bien répétitif et d’une batterie assommante. D’ailleur le punk, c’est une des variantes du rock que j’aime le moins. Donc oui, les Bikini Kill ont des titres qui ressemblent à ça.

Mais comme on est au début des années 90 et que le grunge est en train de poindre son nez, ces dames vont aussi produire quelques très chouettes morceaux dans lesquels la voix est plus posée, plus mélodieuse, et où on sent la mélancolie qui s’installe petit à petit.

J’aime beaucoup ce morceau d’ailleurs, avec une guitare bien lourde et grasse qui fleure bon le métal et des sons un peu déglingués comme on en trouve chez les Smashing Pumpkins.

Après leur séparation les membres de groupe continueront leur carrière en solo ou en formant d’autres groupes. La chanteuse par exemple sortira un album solo sous le nom de Julie Ruin, puis formera ensuite un trio Le Tigre. Ce morceau ne vous d’ailleurs peut être pas inconnu:

Si vous avez aimé les quelques morceaux mis en lien, je vous invite errer un peu sur youtube à l’écoute de ces groupes, car il y des perles.

Sinon pour continuer dans la ligné du rock 90’s, en lisant des trucs sur le mouvement Riot Grrrls, je suis tombé sur un nom de groupe qui m’a intrigué: Veruca Salt. Vous aurez reconnu la référence à Charlie et la chocolaterie of course. La on est sur du rock plus classique, typiquement année 90. Moins révolutionnaire que les Bikini Kill mais pour les amateurs ça s’écoute très bien (en tout cas moi j’adore, quand j’écoute ce genre de morceau c’est comme si j’avais encore 15 ans!)

J’arrêterai là pour aujourd’hui, je veux pas noyer cet article sous des masses de titres, mais définitivement, le rock 90’s ça me parle!