Le salon des réfusés- Claire Diterzi

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Je suis fan de Claire Diterzi. Elle incarne avec brio tout un univers qui m’est cher et dans lequel je me retrouve: féminin, passionné, romantique, audacieux, un peu rétro et en même temps terriblement moderne. Elle sait mélanger les guitares et les instruments classiques et c’est avec un titre de son second album que je l’avais découverte:

Moi qui adore le cor de chasse (oui, oui…. J’ai du vivre à la cour d’un roi de France dans une vie antérieure et passer mes journées à traquer la biche), j’ai été fascinée par l’habileté avec laquelle cet instrument au son si particulier a été intégré à un morceau moderne. L’écoute de ce titre m’a directement plongé 400 ans en arrière, perruques, grandes robes, frivolité, Versailles, et tout le reste. En achetant l’album j’en ai découvert le concept: chaque titre est inspiré par une œuvre d’art visuelle (tableaux, statue), et vous pouvez me croire ça marche à merveille. Les musiques sont illustrées par des textes poétiques, subtils, et originaux et l’ensemble est un petit bijou à écouter.

L’album qu’elle a sorti par la suite m’a moins inspiré (Rosa la Rouge), mais sa dernière création, Le Salon des Refusés, est juste splendide.

CLAIRE DITERZI_LE SALON DES REFUSEES

(Figurez vous que la statue du visuel de la pochette viens de chez moi, elle est au musée de l’Arles Antique!)

L’album a été composé lorsqu’elle était en résidence à la Villa Médicis à Rome. Les titres composés sont d’une extrême finesse et forment un album très homogène où la voix de Claire est l’instrument principal. Quelques notes un peu rock (avec Le Roi des Forets), mais surtout des morceaux qui s’inspirent de la musique ancienne avec des instruments comme la viole de gambe.

(phobique des insectes, passez votre chemin, ne regardez pas ce clip!)

Les textes sont comme toujours avec Claire très beaux, oscillant entre un vocabulaire désuet et quelques grossièretés. Le mélange est surprenant mais toujours réussi. On y parle de souffrance, de délivrance, d’amour, de ces passions dévorantes qui transcendent et détruisent et dont on se remet, plus ou moins facilement. Le genre de relation où l’on construit jamais rien mais où l’on plonge quand même avec délectation. Le genre de relation que j’ai bien connu il fut un temps.

(Ce morceau est mon préféré de l’album, tout y est parfait, la musique, le texte)

Si vous avez aimé les morceaux présentés dans cet article, empressez vous d’écouter la suite et d’acheter son album.  Elle est en tournée en ce moment, et j’espère bien pouvoir aller la voir à Montpellier cet automne.

Pour la route, avant de finir, une petite dernière, superbe reprise de Riders on the storm:

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